Il y a quelques semaines, Céline quittait le groupe Facebook Assurer Après un Burn-Out que j’anime depuis plus d’un an : elle faisait partie des premiers participants et son burn-out est enfin derrière elle. Le départ d’un membre est toujours très émouvant pour moi car il est le symbole d’un nouveau départ. Je suis heureuse de pouvoir partager avec vous son histoire : celle de son burn-out et de sa sortie. Bonne lecture !

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5 mai 2017, 8 h 35. Je viens de déposer ma fille à l’école et me dirige vers le parking où se trouve ma voiture. Je la conduis depuis 11 ans, c’est dire comme on se connaît. Mais ce matin, mon cerveau est embrumé, englué, très lourd. Je ne sais plus. Entendez, je cherche comment faire quelque chose qui était automatique, non réfléchi quasi primaire.

Ce jour, fut le plus dur. J’ai admis être surmenée pour finalement accepter 2 semaines plus tard que mon médecin traitant parle de burn-out.

À la fin du mois, dans mon carnet de satisfaction commencé presqu’un an plus tôt, j’ai écrit « reprendre goût aux choses simples et écouter quand mon corps dit stop ».

Une vraie révolution pour une hyperactive !

J’ai eu deux inquiétudes immédiates :

  • Mon CERVEAU et ses capacités

Est-ce que mon cerveau a grillé des neurones ? Parce qu’on parle de BURN-out et que je suis bilingue, ne me prenez pas pour une quiche ! Vais-je rester dans cet état avec ce QI de poule ? Pourrais-je reprendre une activité intellectuelle ? Je connais la plasticité du cerveau et sa capacité à refaire des réseaux neuronaux mais… Le burn-out c’est quoi exactement ?

  • MON rapport au temps

Combien de temps vais-je être arrêtée ? Je suis seule à mon poste, qui va faire mon travail ? Je ne veux pas que ça dure longtemps ! Combien de temps pour s’en remettre et combien de temps pour être sûre de ne pas rechuter ?

Mon cerveau, mes pensées et moi

  • J’ai été choquée le jour où, ayant un billet de 10 € et une pièce de 2 €, je me suis demandée si cela faisait 12 ou 20 €.
  • J’ai été en colère, angoissée et désespérée ce fameux matin où, m’étant trompée de station de métro, je décide de terminer à pied mais que je suis partie, une appli DEVANT LES YEUX, en sens inverse ! 1 heure de marche, je pleurais de rage d’être aussi diminuée.
  • J’ai été désemparée de ne plus savoir retrouver des mots simples, de bafouiller alors que tout était clair dans ma tête, de chercher le mot « salade » ou « carotte » au marché.
  • Le pompon fut de ne plus pouvoir lire, rien même pas un magazine !

Voilà mon cerveau de l’époque. Mon médecin m’assure que tout reviendra mais que je suis en mode « primaire », trop de cortisol, trop de stress… Mon cerveau a souffert. Je ne l’ai pas entendu, maintenant il s’est mis en mode survie pour moi, mon bien. À moi de le rassurer, de lui prouver, de RA-LEN-TIR pour qu’il se détende. Ça, c’est la théorie… On fait comment dites-moi pour rassurer son cerveau, cet organe mou – mal connu ?

J’ai lâché prise : accepter de dormir quand je n’en peux plus, accepter même de me recoucher si je tombais debout. J’ai regardé des séries qui me plaisaient (rien que pour moi, pour une fois) – des reportages et des films complètement niais. J’avais envie de les voir. Notez « envie » et « rien que pour moi ». C’était le début !

J’ai accompagné cette détente avec trois choses : les huiles essentielles (à sniffer, à nébuliser ou à vaporiser selon le lieu et le moment), la méditation guidée avec une appli et parfois le « laisser faire » quand ma moitié me proposait un petit restau calme, une courte sortie ou une soirée ciné sans enjeux. Je ne connaissais rien à rien aux deux premiers sujets ; je me suis laissée conseiller, j’ai accepté de faire confiance et d’essayer. Encore une autre victoire ! Nous sommes en juillet 2017…

Comme je ne peux lire, j’écoute des vidéos, des conférences sur des sujets autour du cerveau, des neurosciences, la force de la pensée, la puissance du yoga etc.. Cela me nourrit sans que je m’en rende compte. Mes mots me manquent moins, je sors avec de l’huile essentielle de lavande dans mon sac pour tous les petits moments moins faciles. Je fais aussi des exercices de cohérence cardiaque quand « ça déborde ».

Je vois pour la première fois le médecin du travail : le couperet tombe. Il me dit que c’est une situation de burn-out sévère, que je dois prendre soin de moi et que ce n’est pas à prendre à la légère. Ce jour-là, je ne le sais pas mais le déclic a lieu : je vais réapprendre à prendre soin de moi car je suis la personne la mieux placée. Je débute un accompagnement thérapeutique et médicamenteux et… Je m’inscris à un cours de couture, l’une de mes passions. J’apprends en parallèle à dire « non », à me préserver, à m’écouter avant d’agir.

À se relâcher, mon cerveau fait remonter des souvenirs jusque-là totalement oubliés – des sensations – des joies mais aussi (faut pas se le cacher) des « dossiers » non résolus. Comme dans les enquêtes policières que j’affectionne, je suis allée au bout des choses, au bout de moi avec l’aide de ma thérapeute et de mes carnets. Comprendre pourquoi j’avais mis le travail en honneur, pourquoi j’avais accepté des situations toxiques pour moi, pourquoi je me suis laissée enfermer dans des cases avec une étiquette bien standardisée ? Rien n’est simple, j’avoue. Il y a eu des moments difficiles, remuants mais cela valait la peine. J’ai compris que mon burn-out a pris racine des années avant le 5 mai 2017 que ce soit du côté professionnel (perfectionnisme maladif, zèbre attitude) que du côté personnel (mots et maux d’enfance). Et croyez-moi, remonter le fil des évènements rend plus fort.

6 mars 2019, 9 h 15. Je viens de déposer ma fille à la gare pour sa visite au Palais de la Découverte. J’ai une seconde voiture, une vieille Mini. On ne se connaît que depuis quelques mois, elle est dure à manœuvrer et a un moteur qu’il faut écouter. Je repars, je sais conduire, je chantonne.
Je lis deux bouquins en alternance : un sur des thèmes toujours liés au cerveau ou au bien être et un autre toujours un policier. Parce que j’accepte que certains soirs, je fatigue et préfère lire quelque chose de plus simple. Je ne fais plus de sieste depuis juin. Je dors mieux.

J’ai concrétisé mon projet de vie, pris des cours en ligne (si, si) et matérialisé tout ceci au travers d’un site Internet que j’ai pensé et surtout conçu (comme quoi…). Personne ne peut parier que je ne savais plus payer, conduire, lire, parler… Personne. J’ai juste une autre façon de vivre, en harmonie et en toute bienveillance avec mon cerveau. Je sais reconnaître ses alertes (névralgies et torticolis).
Alors, oui le cerveau est en mode « survie » mais tout ce qu’on a appris – entrepris – testé est encore là. Ce n’est juste plus le moment d’y accéder. Accepter de se poser, de faire le ménage, de se demander comment « faire avec » qui on est (et non, votre travail ne vous définit pas !), ce qu’on veut au plus profond de soi (arracher les étiquettes qu’on nous colle).

Récemment, une vidéo d’Alexandre Jollien a raisonné : Le Soutra du Diamant que j’aménage à la situation. « Mon burn-out n’est pas mon burn-out, c’est pourquoi je l’appelle mon burn-out ».

Je ne me réduis pas à une pensée, une maladie, une fonction salariale, un handicap, une étiquette… La réalité est infiniment plus vaste, plus libre que tous les stéréotypes.

Mon rapport au temps

Pour mesurer l’ampleur de mon angoisse, je me présente : j’étais quelqu’un qui avait décidé de découper mes semaines et mes journées en micromoments pour pouvoir tout faire, ne rien regretter, tout tester. Je dormais 5-6 heures par nuit et remplissais mes week-ends comme une valise pour 1 mois de vacances !

Cette course effrénée m’épuisait mais je n’ai jamais voulu me l’avouer. De la fierté mal placée, de la faiblesse à ne pas vouloir choisir, de l’éducation à ne pas savoir dire « non », de la peur de ne pas avoir tout vécu ? Je ne sais pas à vrai dire. Peut-être un subtil mélange de tout cela à rajouter à la charge mentale de toute ménagère qui ne sait pas déléguer (alors que j’ai un mari formidable).

Mon rapport au temps a été compliqué : j’ai « divorcé » du temps, avec pertes et fracas. Je détestais avoir cette sensation de « perdre mon temps » ou de « ne pas avoir le temps ».

Le déclic a eu lieu en 2 chapitres : après un autre RDV, celui-ci avec l’infirmière de la CPAM (novembre 2017) et après que 2 de mes proches furent diagnostiqués atteints d’un cancer. Une claque, une vraie !

IL Y A LE TEMPS DE.

Retrouver qui je suis (et ce que les autres perçoivent de moi), ce que j’aime (et n’aime plus… Non de non !), ce qui a du sens pour moi, ce que je souhaite (et ne souhaite plus). J’ai fait un tableau pour bien tout mettre à plat. Le passage à l’écrit m’est bénéfique.

Comprendre le statut de « malade ». Effectivement je n’ai ni plâtre, ni prothèse, ni blessure. C’est plus insidieux. Pour dire vrai, je ne savais pas quoi répondre à « et toi, tu vas bien ? » et ça a duré longtemps…

Se poser et se reposer. Tous les jours se suivent mais ne se ressemblent pas. L’énergie dépensée une journée n’est pas – surtout dans les premiers temps – reconstituée en une nuit. Alors oui, il y a des jours « avec » et des jours « sans ». La batterie ne se recharge pas comme vous l’aviez prévu ? Alors profitez-en pour vous poser. Encore aujourd’hui, presque 2 ans plus tard, j’ai encore des journées plus douces – lentes que d’autres. Je m’adapte, je ne lutte plus.

Regarder autour de soi, s’inspirer et inspirer. Tout autour de nous est beau, il faut juste prendre la peine de regarder et de savourer l’instant présent (pas celui d’avant ou celui d’après). Enfant, nous étions capables de voir un papillon sur une clôture ou bien une ombre qui ressemblait à quelque chose de connu ou encore une fleur magnifique là dans la pelouse pleine de mauvaises herbes. Alors je me suis remise dans la peau d’un enfant, j’ai « repris » mes yeux d’enfants. Marcher, même 10 petites minutes, oxygène le cerveau – libère les tensions même insoupçonnées et me fait (re)découvrir plein de détails devant lesquels j’étais passée trop vite.

S’accepter pour de vrai. Imparfaite ? Bah c’est parfait comme cela ! Ça laisse une marge de progression possible, ça nous rend humain et empathique, ça nous ouvre aux autres.

Il y a le temps de… Prendre du temps. A-t-on marché en un jour, a-t-on appris à lire en une semaine, a-t-on maîtrisé une langue étrangère en un an ? Sur le mur de mon bureau vous trouverez des maximes : « qui commence en trottinette, termine en corvette ! » ou bien « tu es magnifique, tu es courageuse » ou encore mes objectifs de ma progression « petits pas après petits pas ».

ET PUIS LE TEMPS POUR…

Faire et donc mettre en pratique, en application. Je me suis inscrite à de courtes e-cessions de coaching sur des thèmes piliers (vie idéale, job idéal, confiance en soi…), j’ai participé aux débuts d’une association tournée vers l’Autre (avec mes connaissances et mes compétences alors accessibles), j’ai également été membre d’un groupe Facebook dédié au burn-out. C’est comme cela que j’ai découvert qu’en aidant, je m’aidais. Je ne peux l’expliquer, c’est quasi magique pour moi.

S’entourer est essentiel à mon sens. J’ai écarté les toxiques qui ne comprenaient pas ce dont je souffrais (et qui me blessaient avec leurs réflexions), j’ai écourté mon exposition à la foule (qui encore aujourd’hui me stresse), j’ai eu la chance de trouver des piliers – vrais et bienveillants dont 3 qui étaient, elles aussi, passées par un burn-out. Le hasard de la vie a voulu aussi que je croise la route d’une femme éclairée, fana de reiki et magnétiseuse. Je vous vois sourire (si vous là-bas) mais dans toute cette aventure de reconstruction du burn-out, une seule règle : la vôtre ! Tout ce qui vous fait du bien, vous rend mieux et meilleur est une bonne chose. Je ne saurais rajouter « être » entourée : j’ai eu cette chance d’avoir un compagnon de vie qui ne m’a jamais laissée tomber.

Paraître ce que je suis au fond, être alignée fut un long apprentissage pour moi. Douloureux certains jours, déstabilisant voire angoissant. Allait-on m’aimer ainsi ? Allais-je pouvoir m’afficher ? Et si on me disait non ? Et si ce n’était pas possible ? Et si cela ne fonctionnait pas ? Je me suis rendue compte que j’étais mille fois plus forte à me poser des questions qu’à y répondre.

Et puis un jour, ma thérapeute m’a dit que le premier pas est de formuler la question. Et bam ! J’avais commencé à avancer sans m’en rendre compte. J’ai donc écrit, réalisé un mood board d’une projection idéale, listé ce que je voulais faire ou (re)devenir et j’ai commencé à doucement « être ».

J’ai même acheté un agenda (nous sommes en janvier 2018) enfin… Comme a dit le vendeur « je vois que vous êtes allergique aux agendas pros ! » J’ai pris un Bullet© où je pouvais mettre de la couleur, des annotations, des dessins… Un truc bien à moi, pour une fois !

Ça a pris du temps mais maintenant j’accepte qui je suis, avec mes failles (je suis faillible, à ne pas confondre avec « pas fiable ») et mes forces, avec mes zones d’ombre et ma lumière… C’est toute la complexité d’un être qui en fait un humain sinon, mauvaise nouvelle, vous avez à faire à un robot !

Construire son optimisme, sa confiance et son intuition (nous sommes en février/mars 2018). C’est la partie du témoignage la plus complexe à détailler tant elle a été faite d’outils, de rencontres, d’introspection et de méditation. Rien de palpable en somme. Plusieurs déclencheurs :

  • La foi inébranlable de ma moitié qui m’a toujours rassurée, encouragée et dorlotée,
  • Une bienveillance appréciable des proches qui sont restés, le temps passant (d’autres s’en sont allés),
  • « Tu es ce que tu imagines » que j’ai lu cela quelque part (magazine, fil Instagram ?),
  • La force de la pensée positive de Norman Vincent Peale qui invite à réellement puiser en soi,
  • L’apologie et les bienfaits de la lenteur dans « Histoire d’un escargot qui découvrit l’importance de la lenteur » Luis Sepulvda,
  • Faire une promesse à mon papa qui partait.

Et si, au final, la force était en moi ? Oui, je sais cela fait penser à un remake de Dark Vador « Je suis… Ta force ! ». La confiance se construit tôt, je l’avais appris dans plusieurs bouquins. Je me suis rendue compte que la mienne avait été entamée, grignotée durant les 47 dernières années. Mais alors, en guérit-on ? Oui et la bonne nouvelle c’est que vous en êtes le meilleur acteur. Voici ce que j’ai expérimenté et découvert : on ne perd rien à être optimiste plutôt que défaitiste, on ne risque rien à demander, on ne mourra pas d’y avoir cru, on perdra moins d’énergie si on ne râle pas, on ne gagne rien à toujours critiquer, on ne peut pas être blâmée d’avoir essayé etc.… Et petit à petit (comment je ne sais pas) cela a bâti ma confiance en moi. Moins je paniquais et moins j’avais peur de paniquer, moins je reculais devant l’effort et plus je me sentais forte.

Nous sommes en fin juin 2019, je décide d’annoncer à ma conseillère Pôle Emploi que j’ai une idée plus claire et plus concrète de mon projet d’entreprise (quoi ? Une ancienne cramée qui va risquer un burn-out entrepreneurial maintenant ? Et que je vais bosser dessus. RDV est pris pour mi-septembre.

Afficher et nourrir ta confiance inébranlable, ton intuition. On oublie souvent de quoi nous étions capables tous jeunes bébés. On oublie que nous avions un autre sens, aiguisé, pour reconnaître un gentil qu’on laisse approcher d’un méchant avec qui on hurle. On oublie ce sens, cette petite voix qui te pousse à essayer encore de te retourner alors que ça fait 20 fois que tu essayes… On oublie cette force intérieure qui te disait d’y aller (ou pas !). Et moi, j’ai décidé de la ressortir du fond du fond de moi-même. J’ai décidé d’avoir une confiance inébranlable en moi. Ce qui ne m’absout pas de refaire mon business plan 10 fois ou de relire mon article de blog encore et encore ou certains soirs de paniquer en me demandant si ça va marcher. J’ai décidé de mettre ma confiance en mode « pilote automatique » c’est mon chemin. Peu importent les embûches, les obstacles. Comme le dit si justement Mooji « il ne m’arrive rien » entendons « à moi personnellement ». Il n’y a pas si longtemps je disais à Catherine (Borie) que je ne savais pas expliquer concrètement la confiance qui m’habitait et puis j’ai lu ceci « Apprenons à laisser tomber les finalités et à se construire de beaux chemins » c’est moins angoissant au final (Creagis)

Je cultive cette intuition au travers de lectures éclectiques (le dernier en date qui m’a fait du bien : Foutez-vous la paix de Fabrice Midal), je regarde des magazines ici ou là plusieurs fois pour trouver des idées (quel que soit le thème), je me balade au gré de mon instinct, je me demande toujours si j’ai envie ou si c’est bon pour moi et surtout je laisse des moments sans RDV dans mon agenda. Des cases toutes blanches oui, oui moi l’ancienne découpeuse de temps en rondelles !

Sinon, je tire des cartes divinatoires – je lis et interprète pour m’aider à comprendre ou à agir. Rien de terrien – rien de tangible – rien de scientifique je sais mais cela m’aide.

Tout ceci pour vous dire ce que j’aurais aimé entendre le 5 ou 6 mai 2017 : ton cerveau s’est mis dans ce mode pour ton bien. Le temps nécessaire à ta remontée sera celui que tu auras à y consacrer. Aujourd’hui c’est une alarme qui a retenti. Tu peux l’ignorer ou saisir cette unique chance pour être celle/celui que tu es là, au fond tout au fond de toi. On s’en sort, on remonte, on revient à la lumière et ensuite on est autre. Plus fort(e), plus serein(e), plus bienveillant(e), plus aligné(e). J’en suis – mais pas la seule – preuve vivante !

Céline

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Naturopathe et coach, j’accompagne les personnes ayant vécu un burn-out à retrouver la forme pour une vie professionnelle et personnelle plus sereine.
Si comme Céline il y a quelques mois, vous vous sentez toujours fatigué(e) et vous cherchez à retrouver énergie et  confiance, vous pouvez me contacter pour une séance découverte. Nous verrons ensemble comment je peux vous aider.